Si le rouge symbolise le désir ... Quelle est donc la couleur du plaisir ?

dimanche 15 novembre 2009

Vive la Vie

YYY

Louve à la dérive,

Lovée sous l’auvent

Qui vole au vent,

Livrée à l’ivresse virile

Lèvres violettes

Visage livide

Sous la voilette

-

Veuve dévêtue,

Vorace sans vertu

Vive à me dévorer

A m’avaler vivant,

-

Je virevolte, et vite

Mon vit évite

La valve de velours

Vilaine violine

Vestibule dévalisé

-

Je vous veux

La vulve velue

Et vous viole en levrette

-

Mon vit viril et voltigeur

Se visse à votre ventre

Valet sans valeur,

Vil, violent, volage

Votre serviteur va-et-vient

Valeureux, veule, volontaire

Vicelard, vérolé mais valide

-

Volupté je vous ravis

Sans envie vous veniez

Mais ravie vous allez.

-

YYY

Texte original by Walker


jeudi 12 novembre 2009

La ballade de Jenny et Walker

YYY

Au profond d’une paire d’yeux gris-vert

Je voudrais m’installer pour l’hiver

Lové dans le velours de ta peau tendre

J’aimerais me frotter, m’étendre et attendre

Que l’hiver s’achève sur un nouveau printemps

Comme celui d’avant, comme quand j’avais 20 ans

Entre les dunes de tes seins tout blancs

Je rêve d’entendre le chant troublant

De ta voix et les rires des gamins

Qui courent et jouent sur le chemin.

Dans nos après-midi si tendres

L’oreille posée sur ton cœur

Ô comme j’aimerais encore entendre

La ballade de Jenny et Walker

Mais l’hiver, cet hiver, est la saison dernière

Le temps a fait son chemin, j’arrive à la charnière

Quand la porte se fermera à jamais

Restera derrière, la femme que j’aimais.

YYY

Texte original by Walker


mardi 13 octobre 2009

Hyper-Love-Market

YYY

Je me rends au domaine

De l’amour en barquettes.

Comme chaque fin de semaine

… A l’ hyper-love-market !

Au rayon du grand-amour

Je dépose dans mon panier

Une poupée glamour,

Des bisous printaniers,

Quelques jolis serments,

Des regards langoureux,

Des « je t’aime sincèrement »,

Des câlins vigoureux,

Des frôlements en pack,

Enveloppés de caresses

Sous un film bien opaque

Certifié bio-tendresse.

Un tour au stand des avantages

Je présente ma carte d’abonné

Privilège de mon grand âge …

La vendeuse me reconnaît

Avez-vous encore en rayon

De ces magnifiques crayons

A l’encre savoureuse

Qui gravent dans les cœurs

Des belles amoureuses

Leur béguin pour Walker ?

Je prendrais aussi volontiers

Un flacon tout entier

De ce parfum Rouge Désir

Aux essences de plaisir …

Donnez-moi s’il vous plaît

Une portion de sentiments

De la sérénade en couplet

Qu’on chante gentiment

Oops ! J’oubliais l’essentiel !

Des vapeurs, des feulements

De la graine de septième ciel

Mais pas seulement …

… J’ai encore toute une liste d’achats à faire … Dans différents rayons … Si vous voulez me suivre, il faudra revenir dans quelques jours …

YYY

Texte original by Walker

dimanche 20 septembre 2009

Osez Joséphine - Alain BASHUNG


YYY

Le récent matraquage médiatique qui s’est enragé sur la mort de Michael JACKSON m’a gavé. Je n’ai rien contre ce garçon, un Prince sans nul doute, et je compatis au chagrin de ses fans. Mais quelle démesure !

Par contre, l’hommage rendu à Alain BASHUNG, lui aussi disparu, m’a touché, il n’avait rien d’excessif.

Oserais-je citer cette parole si drôle d’un autre monument, Monsieur Pierre DESPROGES, qui écrivait :

« Je sais pas pourquoi mais quand Tino Rossi est mort, j’ai repris deux fois des moules. Mais quand Brassens est mort, j’ai vraiment pleuré »

Cet hommage que je souhaite lui rendre, n’arrive que maintenant, et ce délai je l’ai voulu, pour que la flamme qui s’allume dans les télés, les radios et sur les blogs, lorsqu’un artiste tire sa révérence, continue de brûler ici encore quelque temps, pour réveiller l’oubli.

L’homme était simple, discret, attachant. Le genre de type qu’on aimerait croiser dans un bistrot, mettre de côté son admiration et le laisser boire son café sans le déranger.

BASHUNG, l’homme, m’émeut.

Le poète m’enchante par la richesse de ses textes. Je laisse aux connaisseurs le soin de témoigner de la qualité de sa musique.

Vous l’avez constaté, j’aime jouer avec les mots, en amateur. BASHUNG lui, est un Maître dans cet art.

Le dire ne suffit pas, je l’illustre en publiant ici les paroles de cette « ballade » au succès mérité : Joséphine.

Bon sang ! Ca me rend fou de jalousie. Comme j’aurais aimé écrire ça !

A l'arrière des berlines
On devine
Des monarques et leurs figurines
Juste une paire de demi-dieux
Livrés à eux
Ils font des petits
Ils font des envieux

A l'arrière des dauphines
Je suis le roi des scélérats
A qui sourit la vie

Marcher sur l'eau
Eviter les péages
Jamais souffrir
Juste faire hennir
Les chevaux du plaisir

Refrain
Osez, osez Joséphine
Osez, osez Joséphine
Plus rien ne s'oppose à la nuit
Rien ne justifie


Usez vos souliers
Usez l'usurier
Soyez ma muse
Et que ne durent que les moments doux
Durent que les moments doux
Et que ne durent que les moments doux

Refrain

Osez, osez Joséphine
Osez, osez Joséphine
Plus rien ne s oppose à la nuit
Rien ne justifie

YYY

samedi 8 août 2009

Forgeron-Troubadour

Chacun a entendu parler de ce très beau métier qu’exerce l’opticien-ébéniste … mais si ! celui qui fabrique des lunettes de cabinets ! … Mais on connaît moins bien cette autre profession, à laquelle j’ai le plaisir de m’adonner pour nourrir ce blog :

Forgeron-Troubadour




YYY

Modeste écrivaillon,

Mal taillé du crayon,

Je barbouille,

Je gribouille.

Vague scribouillard,

Ma poésie s’embrouille,

S’égare dans le brouillard

Mais je m’en débrouille.

Sur mes délires canaille

L’Académie pinaille.

Je bidouille

Je bredouille

Je griffonne comme un couillon

Des poèmes brouillons.

Gâte-papier,

Moi je jette l’encre

Là où ça mouille.

Trouvère à pied

Oui je suis un cancre

Gredin de la rimouille.

Pisseur de rimes

Chasseur de dream

Maudit motiste mutin

J’écris pute comme putain.

Poète de courte plume,

Façonnier indulgent

Je forge sur l’enclume

Des couplets indigents,

Des poèmes, à la masse.

Les pieds que je ramasse,

Je les broie au rouleau,

Je les bois au goulot.

S’ils veulent me satisfaire,

Faut que les mots rougissent

Dans les flammes des Enfers,

Qu’ils gémissent, rugissent,

Qu’ils soupirent d’aise,

Qu’ils mouillent leurs consonnes,

Qu’ils se bisent et qu’ils baisent,

Que le stupre les façonne.

Connectés à mes envies

Qu’ils se fassent mettre.

Qu’ils jouissent à l’envi

Du plaisir de se soumettre.

Si ça brille, si ça scintille,

Si ça brûle et se tortille,

C’est fait, je suis satisfait.

Si ça godille, si ça sautille,

Si ça flambe comme une brindille,

C’est que c’est imparfait.

Je refais, je refais, je refais ...

Je donne de l’effet.

Je sculpte, je déforme, je tords,

J’éclate les mots retors,

Je remets sur l’enclume

Pour donner du volume.

Faut qu’ça froufroute à l’ouie !

Faut qu’ça chante ! … alors oui !

Mes vers boitillent et branlent ?

C’est vrai … mais je m’en branle !

Vocabulaire handicapé

Vautré sur le canapé

De mon indécente écriture,

Je suis un souillon de culture.

A l’académique alexandrin

Je préfère une strophe infirme.

Troubadour malandrin,

Je suis un voyou je confirme …

Je cisèle, je pierreperrise.

Je choppe deux mots en crise

Je les gifle, les défrise.

Je les plugge, les électrise,

Je les trifouille, je les touille.

Je leur refile la chtouille.

D’abord ça les chatouille,

Et puis ça les gratouille.

Je les torche,

Je les écorche.

Je les serre et je bloque.

Je les épluche, les déloque.

Je les torture, les pulvérise,

Les saigne, les atomise,

Soulève leur chemise,

Les viole, les sodomise.

Les mots aiment la douleur.

Je les fesse avec perversité,

Leur donne de la couleur,

Et fouette leur diversité.

Parfois sans me vanter

J’essaie d’en inventer.

Faussaire, escroc, sorcier ?

Je n’en ai rien à scier !

Hérétique pour l’Académie

Sur le dico je m’assieds.

Je comble ses lacunes,

Je provoque l’épidémie.

Je crée le mot qui sied,

A chacun sa chacune.

Mes mots sont libertins,

Echangistes, épicuriens

Etriqués diront certains,

Qui n’entendent plus rien.

Ils ont au moins l’avantage

D’amuser leur auteur ...

Ce qui à mon grand âge,

Redonne de la hauteur.

Tant pis pour toi, lecteur,

Si mes vers te perturbent.

Tant mieux pour toi, lecteur,

Si mes vers te masturbent.

Je préfère voir jouissance

Que gémir d’impuissance.

Quand la gueuse se rend,

Qu’elle a rejoint le rang,

Qu’elle luit de mouille enfin,

Mon travail prend fin.

Je vous l’avais promise ...

Je vous sers, la table est mise.

YYY

Texte original by Walker


vendredi 7 août 2009

LIBidos en LIBerté

YYY
Voilà plus de 2 ans que Rouge-Désir existe. Au rythme de mes humeurs, ce blog a connu des périodes d’assez intense créativité, et d’autres plus dilettantes. Mais il a résisté … à ma paresse, mes nécessaires silences, et parfois à mes excès.

Rouge-Désir fait désormais partie de mon environnement. C’est une pièce de mon univers, dans laquelle j’aime entasser au fur et à mesure que mon esprit les imagine, les objets de mes réflexions, mes sentiments lorsqu’ils débordent, mes délires quand ils me pèsent. C’est le silo de ma production, et j’y stocke le fruit de mon imagination. La porte est toujours ouverte, et si le chemin n’est pas très bien fléché - c’est mon côté sauvage - les passants y sont toujours les bienvenus.
Qui sera je l’espère, séduit par un texte, qui sera attiré par une image. Certains laisseront des commentaires, d’autres ne feront que passer. C’est bien ainsi.

Il n’est pas question de fermer cet endroit, ni de l’abandonner. Même si parfois l’inspiration vient à manquer, ça ne dure jamais très longtemps. Et je sais que j’aurais encore envie de revenir déposer ici le trop-plein de ce que je suis.
Non … au contraire ! J’envisage d’agrandir !

Plutôt que d’ajouter une pièce, ou un étage, j’ai décidé de créer une annexe. Pas une de ces cabanes branlantes amarrées au fond du jardin. Non, une véritable extension, une salle de jeux pour grandes personnes.
Dans cette dépendance indépendante, je publierai ce que je n’ose pas verser dans Rouge-Désir de crainte d’en abîmer la peinture, rayer le parquet, salir les tentures, affoler la bergère … : le trop plein de mes fantasmes.
Résolument sans tabou, j’y écrirai des histoires. Saurez-vous discerner le vécu de la fiction ?
J’y installerai mes personnages, poupées de cire, poupées de cuir, poupées mâles ou femelles, ils parleront par mon clavier. Casting hétéroclite, hétéro ou pas … Clitorisé ou pas … Ils ont beaucoup à dire, et vous, peut-être, beaucoup à redire ?
J’aimerais que ce nouvel appartement soit ouvert et qu’une table soit à la disposition de celles et ceux qui voudraient ponctuellement ou régulièrement y déposer eux aussi leurs fantasmes, leur histoire : elle, ils, seront mes hôtes, s’ils le souhaitent.

J’en ai déjà remis la clef à 3 invités, amis chers, qui ont accepté de cohabiter avec moi. Squatters de luxe ! Que du beau linge … et de la belle lingerie !
On aura bien compris que je ne suis pas disposé à poser n’importe quel meuble. Mais si ça me plait, si je suis séduit, alors ... nous ferons une place à table à l’écrivain de passage.
Le chantier se termine. Les noms des résidents sont sur les portes d’entrée. Dans seulement quelques jours, c'est la remise des clés et l'endroit sera investi par nos libidos.

Pour vous y rendre, suivez cette flèche
http://libidosenliberte.blogspot.com/
Bienvenues, bienvenus ! Entrez, visitez, installez-vous, faites comme chez vous.
YYY


jeudi 6 août 2009

Hasta luego amigo !

YYY
Il disait ... je suis hidalgo
Je danse le tango
Je chante le fandango
A la guitare, on m’appelle Django !

Il disait … je reviens du congo
J’ai bravé l’embargo
Clandestin sur un cargo
J’ai bouffé des escargots

Il disait ... jai chassé le dingo
Rampé dans des marigots
J’ai même sucé des berlingots
Admires-moi jolie Margot !

Il disait … j’ai amassé un magot
J’ai fait fortune … bingo !
Des diamants, rubis et lingots
Je suis riche ! riche à gogo !

YYY
Mais la jolie Margot …
Elle, répond tout de go …

Tout ça c’est des ragots !
Tu n’es qu’un parigot
Et tu roules en twingo !
J’ai ouvert ton frigo
Ca sent le vieux gigot
Et le veau marengo

Tu m’as menti saligaud
Tu n’es qu’un gros nigaud
Tes cigares sont des mégots
Alors go ! go ! go !

Je ne te dis pas « hasta luego »
Mais … adios ! … amigo !

YYY
Texte original by Walker