Si le rouge symbolise le désir ... Quelle est donc la couleur du plaisir ?

dimanche 5 juillet 2009

Fais moi une place ...


YYY

Fais-moi une place
Au fond de ta bulle
Et si je t'agace
Si je suis trop nul
Je deviendrai
Tout pâle, tout muet, tout petit
Pour que tu m'oublies

Fais-moi une place
Au fond de ton coeur
Pour que je t'embrasse
Lorsque tu pleures
Je deviendrai
Tout fou, tout clown, gentil
Pour que tu souries

Je veux que t'aies jamais mal
Que t'aies jamais froid
Et tout m'est égal
Tout, à part toi
Je t'aime

Fais-moi une place
Dans ton avenir
Pour que je ressasse
Moins mes souvenirs
Je serais jamais
Éteint hautain lointain
Pour que tu sois bien

Fais-moi une place
Dans tes urgences
Dans tes audaces
Dans ta confiance
Je serai jamais
Distant, distrait, cruel
Pour que tu sois belle

Je veux pas que tu t'ennuies
Je veux pas que t'aies peur
Je voudrais que tu oublies
Le goût du malheur
Je t'aime

Une petite place
Ici, maintenant
Car le temps passe
A pas de géant
Je me ferai
Tout neuf, tout beau, tout ça...
Pour être à toi

Je me ferai
Tout neuf, tout beau, tout ça...
Pour être à toi
Pour être à toi

YYY
Paroles : Françoise HARDY - Musique : Julien CLERC

jeudi 2 juillet 2009

Un tour au cabanon


YYY
Moi : tu sais quoi ?
Elle : … non …
Moi : dimanche dernier, je suis allé faire un tour au cabanon …
Elle : … le cabanon ? … LE cabanon ?
Moi : Oui … la cabane en pierres … tu t’en souviens ?
Elle : … si tu parles de notre cabane … alors oui … évidemment !
Moi : … Elle est toujours debout tu sais … sur la petite terrasse, en contrebas du château.
Elle : La végétation a dû pousser …
Moi : oui … le chemin est envahi par les ronces … et par pas mal d’orties aussi … mais ce n’est pas un problème … je vais débroussailler …
Elle : ah bon ? … mais … pourquoi ? … belle lurette que nous n’y allons plus ! … dis … tu comptes en faire quoi de ce cabanon ? … T’y installer ?
Moi : … non ! … pas moi …
Elle : moi non plus !
Moi : Oui je sais bien ! … Je connais quelqu’un que ce cabanon intéresse.
Elle : … je connais ce quelqu’un ?
Moi : non … tu ne le connais pas … ou à peine …
Elle : Attend ! Je le connais ou je ne le connais pas ?
Moi : Tu le connais vaguement … il me ressemble un peu … enfin … quand j’étais plus jeune ! … en tous cas il est intéressé par le cabanon !
Elle : Ah d’accord ! … C’est ton frère ?
Moi : Oui c’est lui … il compte y installer sa petite protégée …
Elle : Elle s’appelle comment ?
Moi : Devines !
Elle : … sais pas … elle a un nom de fruit ?
Moi : non … ni un nom de fruit ni un nom de fleur … Elle s’appelle Manon.
Elle : J’aime bien Manon … c’est charmant !
Moi : Elle est charmante !
Elle : Si tu le dis, je te fais confiance … ce doit être un peu abîmé à l’intérieur …
Moi : tu parles de Manon ?
Elle : mdrrr ! ben non … pas de Manon … du cabanon ! … tiens ça rime !
Moi : ah oui ! … le hasard fait bien les ch…
Elle : Ah d’accord ! … Fripon !
Moi : C’est pas tellement abîmé … les murs sont solides … Il y a besoin d’un bon nettoyage, et je dois re-sceller l’anneau dans le mur … à part ça … la grille de la cage est encore en bon état … un peu d’huile …
Elle : Et le matériel ?
Moi : Tout a disparu … à part le seau en bois et l’écuelle …
Elle : si l’écuelle peut encore servir, offres-la à Manon de ma part, ce sera mon cadeau de pendaison de crémaillère …
Moi : OK … merci pour elle …
Elle : … tu gardes un double des clefs ?
Moi : Oui … Tu veux un double toi aussi ?
Elle : … non … pas pour l’instant …
Moi : … je m’en doute … si tu veux je te raconterai …
Elle : Pas envie … Tu sais je …
Moi : oui je sais … je comprends … bon … si un jour tu veux savoir … si tu veux faire un tour au cabanon … tout sera écrit ici …
Elle : Peut-être … peut-être qu’un jour je viendrai le lire …
Moi : Tu feras comme tu voudras …
Elle : … Enlèves ta main de mes seins …
Moi : D’accord …
Elle : … pas sur mes fesses non plus !
Moi : excuses-moi …
Elle : Mets-la là … entre mes cuisses …
Moi : … comme ça ?
Elle : Oui … mais ne bouges pas tes doigts … Laisses-moi faire …

YYY
Texte original by Walker

Un homme averti en vaut deux ..

YYY

Un homme averti en vaut deux …
Prévenez-moi … et nous viendrons !

Si un homme averti fait l’amour
Sa partenaire expérimentera t’elle la double-pénétration ?
L’épouse d’un homme averti est elle bigame ?
Si elle-même est avertie dirons-nous qu’ils partouzent ?

Un homme introverti n’en vaut-il qu’une moitié ?
S’il est mi-homme, qu’en dit sa moitié ?

Un homme perverti en vaut combien ?
Un homme converti vaut certainement moins …
Un con averti est-il doublement con ?
S’il s’est reconverti, que vaut-il ? …
Presque rien ? Pas grand-chose ?

Un homme diverti vaut-il dix fois plus qu’un homme qui ne le serait pas ?
Si l’homme est surestimé, dirons-nous qu’il introverti ?

Et … Jean-Christophe Averty … combien sont-ils ?


YYY
Texte original by Walker

vendredi 5 juin 2009

Pile Poil



YYY

Côté face
On efface
Coté pile
On épile

Gracieux buisson
Herbe à frisson
Charmant cresson

Toison frisée
Poils martyrisés
Vous allez disparaître
Pour laisser paraître
La fente lisse
Le doux calice
Où mes doigts glissent.

YYY
Texte original by Walker


lundi 1 juin 2009

La mer et ses filles


YYY

Assis sur le quai où je viens d’aborder
Je regarde la mer … et je pense à ses filles.
Toutes celles que j’ai calinées et bordées,
Bercées par le va-et-vient de ma quille ;
Toutes celles pour qui j’ai débordé
Brisant mon écume en leur coquille.

Au long cours de mes traversées,
Sur les ondes du plaisir déversé,
Porté par des flots de tendresse, bercé,
Par le roulis de leurs ventres percés,
J’ai vogué vers des vagues à l’âme
Surfant sur la crête des lames,
Marin nourri de chaque marée,
Encordé à leur désir, amarré,
J’ai parfois pleuré, je me suis souvent marré.

Les souvenirs flottent à la surface ...
Certains ne sont pas des victoires.
Corps à corps peu glorieux, faces à face
D’autres ont de belles histoires …

Des rencontres sur l’ile aux pirates
Avec des mutines scélérates,
Corps serrés, corsaires en corset
Corps sautés dans des coursives
Femmes-crevettes éventrées et lascives
Et d’autres farouches qu’il a fallu forcer.

Belle Poule, corvette royale
Abordée à la loyale ...
Sa main dans mon calcif
La mienne dans sa cambuse
J’ai touché son récif
Et elle m’a dit « t’abuses ! »
… Juste avant de mouiller
Dans l’anse des plaisirs
Amarrée à ma bite rouillée
Engourdie de désir …

J’ai beaucoup bourlingué.
Partout j’ai navigué,
Je suis un peu déglingué,
Là, je suis las, fatigué.

J’ai croupi sur des croupes crapuleuses,
J’ai craqué pour des craquettes cradasses,
J’ai juté sur des combines frauduleuses,
Foutu sur des putains, des radasses.
J’ai parfois fait naufrage
Dans des cons très humides
Et fait subir l’outrage
A des filles trop timides

Aujourd’hui, y’en a marre
Je largue les amarres
J’abandonne, je laisse aller …
Dommage pour les morues humaines,
Et leur chair si tendre à dessaler ;
Moules que la marée dépose
Et reprend quand elles sont mûres ;

J'accoste, je fais une pause,
Terre en vue, tribord amure.
J'affale les voiles, je plie les gaules
Je range mon mât de misère
Je bande encore, j'ai la gaule
Je navigue au sexe-tend laser

Dans vos roulis de frégate
J'ai trempé dans des soupes
J'ai gagné bien des régates
Dans le tangage de vos poupes

Dans des abîmes profonds
Au creux de reins chaloupés
J'ai parfois touché le fond
Mais jamais rien loupé.

J'ai embarqué des clandestines
Et des passagères pas sages
Qu'un océan d'amour destine
Aux marins de passage.

Je rentre au port, l’aventure s’arrête
De tous ces souvenirs, je sucerai les arêtes
La croisière est finie, pied à terre
Et ne me dîtes pas que j’ai tort … taratatère !

YYY

Texte original by Walker

vendredi 29 mai 2009

Pour petite squaw

J'avais fait la promesse à petitesquaw de lui dédier personnellement un texte de ma composition. Voilà qui est fait, il est à toi petitesquaw, si tu le souhaites.
YYY
YYY


Que votre vit en rut soit le calumet
A mes lèvres comme une drogue promise
Permettez que je suce, que j’avale votre fumée !
Que ce tomawak brandi perfore mon con de soumise.
Je le vénère, Grand sachem, ce beau totem
Gueuse, agenouillée à vos mocassins,
Vous répondez à mes prières en disant « je t’aime
Vous, debout, vos doigts pinçant mes seins,
Petite squaw, mon esclave, ma chose, ma chienne
Et je ferai la belle, gémissant comme une hyène.

Poitrine nue, seins arrogants et tétons dressés,
Tête maintenue en arrière par des liens tressés
Harnachée comme une jument tenue par la crinière
Mon corps tout entier s’offre et plie sous la lanière
J’obéirai, je me donnerai sans faire de manière
Votre coiffe de chef guerrier sera ma bannière.
Je laisse votre plaisir entamer ma peau blanche
Et la strier de rouge, du giron jusqu’aux hanches.

Je vous dois l’obéissance, je vous dois mon émoi.
Je vous reconnais le droit d’abuser de moi
A vous, je m’offre volontiers en sacrifice
Devant vos guerriers, les esprits et leurs fils
Je ne suis rien, sans vous, je n’existe que par vous.
J’aime ma déchéance, je vous l’avoue.

Je n’implore pas de pitié, je ne veux pas de récompense
Je me moque de ce qu’on dit, de ce qu’on pense.
moi,petitesquaw, je demande à être votre souffre-douleur.
Si vous le décidez, partout je vous accompagne
Mon visage est pâle, certes, je n’ai pas la couleur
Des peuples des plaines fertiles de vos campagnes
Mais je suis amoureuse ... et devant le Manitou
Je jure que de moi, à votre gré, vous aurez tout.

YYY
Texte original by Walker

jeudi 28 mai 2009

Je suis fou de vous

YYY

Petit marquis en tenue de ville
Le jour, arrogant, autoritaire
Mâle obéissant et servile
Le soir, genoux à terre

Oui je suis fou de vous,
Madame, je vous l’avoue.

Snobinard de compète,
Faiseur de belles phrases
Intello qui se la pète
Et jamais ne s’écrase

Pourtant dès que je vous vois
Je vous salue et m’incline
Je bafouille et vous vouvoie
D’une voix qui décline

Oui je suis fou de vous,
Madame, je vous l’avoue.

Un cocktail à la main
Dans les salons de préfecture
On me dit que demain
J’aurais l’investiture

Je réponds « cher confrère
Je le sais bien merci
Dites bien à votre frère
Que je le vois à Bercy ! »

Et lorsque vous paraissez
Mes yeux fascinés
Viennent vous caresser
C’est la fin du ciné …

Oui je suis fou de vous,
Madame, je vous l’avoue.

L’homme est un pantin
Quand la femme domine
Pour vous c’est enfantin
Vous ne faites pas mine.

Oui je suis fou de vous,
Madame, je vous l’avoue.

Un seul regard de vous
Me trouble et je me perds
Me voilà au garde-à-vous
Je cherche mes repères.

Oui je suis fou de vous,
Madame, je vous l’avoue.

Il suffit d’un mot, d’un signe
D’un geste à peine esquissé
Et j’entends la consigne
Serai-je votre esclave ? Qui sait …
YYY
Texte original by Walker