Petit marquis en tenue de ville
Le jour, arrogant, autoritaire
Mâle obéissant et servile
Le soir, genoux à terre
Oui je suis fou de vous,
Madame, je vous l’avoue.
Snobinard de compète,
Faiseur de belles phrases
Intello qui se la pète
Et jamais ne s’écrase
Pourtant dès que je vous vois
Je vous salue et m’incline
Je bafouille et vous vouvoie
D’une voix qui décline
Oui je suis fou de vous,
Madame, je vous l’avoue.
Un cocktail à la main
Dans les salons de préfecture
On me dit que demain
J’aurais l’investiture
Je réponds « cher confrère
Je le sais bien merci
Dites bien à votre frère
Que je le vois à Bercy ! »
Et lorsque vous paraissez
Mes yeux fascinés
Viennent vous caresser
C’est la fin du ciné …
Oui je suis fou de vous,
Madame, je vous l’avoue.
L’homme est un pantin
Quand la femme domine
Pour vous c’est enfantin
Vous ne faites pas mine.
Oui je suis fou de vous,
Madame, je vous l’avoue.
Un seul regard de vous
Me trouble et je me perds
Me voilà au garde-à-vous
Je cherche mes repères.
Oui je suis fou de vous,
Madame, je vous l’avoue.
Il suffit d’un mot, d’un signe
D’un geste à peine esquissé
Et j’entends la consigne
Serai-je votre esclave ? Qui sait …
Le jour, arrogant, autoritaire
Mâle obéissant et servile
Le soir, genoux à terre
Oui je suis fou de vous,
Madame, je vous l’avoue.
Snobinard de compète,
Faiseur de belles phrases
Intello qui se la pète
Et jamais ne s’écrase
Pourtant dès que je vous vois
Je vous salue et m’incline
Je bafouille et vous vouvoie
D’une voix qui décline
Oui je suis fou de vous,
Madame, je vous l’avoue.
Un cocktail à la main
Dans les salons de préfecture
On me dit que demain
J’aurais l’investiture
Je réponds « cher confrère
Je le sais bien merci
Dites bien à votre frère
Que je le vois à Bercy ! »
Et lorsque vous paraissez
Mes yeux fascinés
Viennent vous caresser
C’est la fin du ciné …
Oui je suis fou de vous,
Madame, je vous l’avoue.
L’homme est un pantin
Quand la femme domine
Pour vous c’est enfantin
Vous ne faites pas mine.
Oui je suis fou de vous,
Madame, je vous l’avoue.
Un seul regard de vous
Me trouble et je me perds
Me voilà au garde-à-vous
Je cherche mes repères.
Oui je suis fou de vous,
Madame, je vous l’avoue.
Il suffit d’un mot, d’un signe
D’un geste à peine esquissé
Et j’entends la consigne
Serai-je votre esclave ? Qui sait …
YYY
Texte original by Walker


2 commentaires:
Quels mots troublants!...pour avoir été séduite par le panache d'un homme que j'ai fait ensuite ployer d'un regard, je connais le sentiment de puissance qu'une telle faiblesse engendre
Ah ah !!! Le pouvoir d'un regard de femme ... Vous nous rendrez fous Mesdames !
Walker
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