C’était une clairière où je venais m’étendre
Sur le dos, les yeux au ciel, sur un tapis d’herbe tendre.
C’était le salon où elle égrenait ses notes
Un récital réservé à quelques intimes.
Et je serrais mon âme au creux de ses menottes
Nous étions peu nombreux mais nous étions son team.
Elle, chef d’orchestre, chef de bande
Elle espérait que je bande …
La musique pénétrait mon âme, envahissante
J’écoutais sa voix, solo de flute … caressante.
Elle recevait Mozart, et Merlin l’Enchanteur
Les Elfes et les lutins, les anges étaient ses pairs.
Les artistes, les musiciens et les chanteurs
Venaient fredonner, rire … c’était super !
Elle parlait de son bassiste et fredonnait Calo.
Et nous, tous amoureux, comme des ballots …
C’était sa chambre, son boudoir, sa cachette
Elle donnait tout. Pour elle rien ne s’achète
C’était parfois sa geôle, les oubliettes du château
Ses gémissements étaient bons comme gâteau.
Hélas, ce havre, cette clairière,
Ce salon baigné de ta lumière
Cette étoile qui brillait sur mon âme
A disparu de ma galaxie, éteinte.


3 commentaires:
Les ruptures pour quelconques raisons sont toujours des moments difficiles ... et quand on doit faire le deuil de certaines grandes histoires le cap est beaucoup plus difficile... mais l'on rebondi vers de nouvelles aventures c'est ce que je vous souhaite mon tendre Walker!
Ah monsieur, même ce passage difficile est adouci par de jolis mots. Merci de nous faire partager votre talent.
Le début de votre texte me rappelle le poème "le dormeur du val"...
Ne vous laissez pas mourir comme lui !
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